27 févr. 2009

Les fétiches de nos bibliothèques

Ayant travaillé sous le statut de responsable de section jeunesse en bibliothèque municipale et comme bibliothécaire scolaire contractuelle, je me propose de vous restituer mes "souvenirs" morcelés de titres et d'auteurs qui constituent les "fétiches" actuels de la littérature jeunesse. Cette liste vient compléter les ouvrages précédemment présentés, elle reste bien entendu forcément et nécessairement perfectible, rien ou presque n'est immuable en matière de littérature.
- La petite poule rousse (différentes versions, plusieurs auteurs)
- Petit bleu, petit jaune de Leo Lionni
- les livres d'Ashbé Jeanne comme Et pit et pat à quatre pattes, Pas de loup...
- Bonsoir lune de Wise Brown Margaret et Hurd Clement
- La grenouille qui avait une grande bouche de Keith Faulkner et Jonathan Lambert
- Bébés chouettes de Waddell Martin et Benson Patrick
- Le premier oeuf de maman poule de Roddie Shen et Cony Frances
- Bonjour, poussin de Ginsburg Mirra et Barton Byron
- Les titres Pénélope... et autres ouvrages d'Anne Gutman
- Grosse colère de Mireille d'Allancé
- Tous les livres de Claude Ponti, de Béatrice Poncelet, de Tomi Ungerer (Les Trois brigands), de Voltz Christian, ceux présentés sur ce blog d'A. Browne, etc.
- Alors? de Crowther Kitty
- Les trois ours ou Poule plumette de Galdone Paul
- Monstre, ne me mange pas de Carl Norac et Carll Cneut (d'autres références présentées sur ce blog)
- Quatre points et demi de S.J. Yun, Y.K. Lee
- Les livres de Gilles Bachelet dont Mon chat le plus bête du monde
- Roule galette de Natha Caputo, Pierre Belvès
- Bon appétit, M. Lapin de Claude Boujon
- Chenille qui fait des trous d'Eric Carle
- Les oeuvres de Voutch - aussi pour adultes - dont La petite grenouille qui avait mal aux oreilles
- Les livres d'Anaïs Vaugelarde dont Maman Quichon se fâche
- Oeil pour oeil... de Bianco-Levrin Nicolas
- Loup de Douzou Olivier
- côté imagier, abécédaire, bestiaire (les visuels) :
Le grand bestiaire des animaux de Kessler Frédéric et Charpentier Olivier ; Tout un monde : le monde en vrac de Couprie Katy et Louchard Antonin ; Chiffres en tête ou Dessine-moi une lettre de Bertier Anne ; Boîte à outils de Rascal ; Bestiaire indien d'Arni Kanchana et Wolf Gita ; Zoo logique de Jolivet Joëlle ; Tana Hoban dont Blanc sur Noir ou Que vois-tu? ; Les animaux de la ferme de Delebecque François ; Crocs, griffes et cornes : je compte sur les animaux de Wormell Christopher...


- La collection A petits petons chez Didier Jeunesse
- La collection Nouvelles aux éditions Thierry Magnier
- La collection Histoire sans paroles chez Autrement Jeunesse
- La collection Loulou & Compagnie de L'Ecole des loisirs
- La collection Ainsi va la vie de Calligram et tous les "Max"
- La collection Les belles histoires des tout-petits de Bayard Jeunesse.


Quelques IMAGES :
-

"Les carnets de Lieneke", une histoire vraie



Les carnets de Lieneke de Jacob Van Der Hoeden. L'Ecole des Loisirs, 2007.
Dès 7/8 ans

Lieneke avait six ans quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté en Hollande. Cette fillette juive a dû se cacher, changer d’identité et être séparée de sa famille pour survivre. Afin de rassurer sa petite Lieneke, son papa lui a envoyé neuf ravissants carnets illustrés et calligraphiés. Ils auraient dû être détruits mais ont été miraculeusement conservés : les voici réunis dans leur présentation d’origine.

Ces carnets ont existé et les originaux sont conservés en Israël. Agnès Desarthe a découvert leur existence lors d’un séminaire organisé dans ce pays au sein du kibboutz qui abrite le musée du Ghetto de Varsovie.
Un dixième carnet a été signé Agnès Desarthe.

Dès les premières lignes, par ces échanges de correspondances, j'ai cru me retrouver dans Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder ; il n'en est rien, pas de questions philosophiques ici, mais plus les brides d'un témoignage lié à une époque particulière faisant de ces carnets un moyen de préserver le lien rompu par force. Lecture touchante au coeur d'une guerre vécue dans l'intimité.
Lieneke s'appelle aujourd'hui Nili Goren, elle vit en Israël.

24 févr. 2009

°°Poétique, prolifique et insolite°°


Le village aux mille trésors
Véronique Massenot , Joanna Boillat, Ed. Gautier-Languereau, 2007. Dès 5 ans.

Il y a très longtemps au pays du Soleil-Levant, vivaient en paix les habitants d'un tout petit village niché au pied du vieux volcan.



Un jours, deux affreux bandits en vadrouille, en entendirent parler et décidèrent de le piller ! C'était sans compter la ruse des habitants, et l'aide de leurs précieux enfants.

***************************************

Auteure, illustratrice, carnettiste ou mail-artiste, Véronique Massenot (née en 1970) a publié de nombreux textes dans la presse pour enfants ("Abricot", "Pomme d'Api", "J'aime lire", "Histoire pour les petits"...), d'albums et de romans. Finesse, rigueur et détails se dégagent de ses vives illustrations. Un beau programme donc.

Un clic sur le titre de ce message pour arriver directement sur son site ! 
Ses carnets sur : http://correspondances.hautetfort.com



Joanna Boillat est née à Varsovie en 1950. Illustratrice, elle a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, section « art mural »... diplômée en 1972. J. Boillat a travaillé comme designer, en parallèle elle continuait de peindre et à exposer ses travaux en France, Allemagne, USA. Elle utilise les techniques mixtes à base de gouache, de crayons de couleur et de collages sur support papier.



17 févr. 2009

Lire ouvre des espaces à la parole


"Il est aussi vain d'écrire spécialement pour le peuple que pour les enfants. Ce qui féconde un enfant, ce n'est pas un livre d'enfantillages." M. Proust, Contre Sainte-Beuve.

Réf. : Les tout-petits et les livres, ss. dir. Patrick Ben Soussan, Spirale n°20, Ed. érès, 2001. Questions intéressantes :

Qui lit des livres? Quand? Comment? Pourquoi? Un livre lu par des personnes différentes ne suscite pas les mêmes émotions.
Littérature jeunesse : Comment doit-on classer ses auteurs, par thème, noms, éditeurs...? et ses lecteurs?
Qu'est-ce que lire pour un tout petit? de quelle lecture s'agit-il? A quel enfant le livre parle t-il? Qu'apporte-t-il à l'enfant?
"Un livre apporte au lecteur sa propre histoire" assure Alberto Manguel, qu'en est-il quand cette histoire est en train de s'écrire?
Les livres pour enfants peuvent-ils contrer toutes les histoires?
Quelle est la part de l'oralité dans le livre?
Que dire des albums d'images et que disent les images?
Qu'en pensent les auteurs-illustrateurs?
Un livre est-il un "objet" culturel et pour qui? Quels sont les symboles du livre pour enfant?

D'après Evelyne Resmond-Wenz, coordinatrice de l'association ACCES* Armor, la figure de la maison tient une place importante au sein des livres appréciés des petits-enfants. Elle fait un parallèle entre l'image de la maison et celle du corps, notion développée en sciences humaines et sociales. Analogie jouée avec le visage dans des comptines bien connues, par exemple : Je fais le tour de mon jardin (la tête)... ou encore la maison en carton et son indispensable escalier de papier ; présente également chez Colas qui va s'endormir "Papa est en haut, Maman est en bas". Voir aussi Boucle d'Or - Le Petit Chaperon rouge - Le Petit Poucet - Hansel et Gretel - Les Trois petits cochons...pour ne citer qu'eux.
L'enfant semble ainsi s'approprier la jouissance du sens, de la compréhension. Certaines actions, certains mots et symboles permettent encore plus de nourrir l'imaginaire et ils tissent des liens directs entre l'enfant et l'adulte, notamment par l'oralité ou l'histoire racontée. Jean-Paul Sartre l'exprime très bien dans Les Mots : "J'allais rejoindre la vie... dans les livres".
Selon Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre, praticien hospitalier, CHRU Marseille, L'enfant apprend très vite à reconnaître et à connaître le livre. Dans sa matérialité d'objet-livre, son apparence, son format, sa couverture, ses couleurs, son épaisseur, son odeur, sa mise en page, sa mise en bouche...Mais très vite aussi, il donne aux mots un sens. Il le prend parce qu'il a compris. Les mots du livre convoquent tout un monde et d'abord la mère. Pour le bébé, il est en premier lieu, une partie de lui, un objet partiel de la mère, une part qui la rappelle, figure son absence. Le livre, comme les bibliothèques dont Borgès disait qu'elles étaient labyrinthes, prend le bébé dans des délices et des saveurs inoubliés. Le livre porte donc en lui différentes fonctions : de sécurisation, trophique (qui constitue à maintenir la vie), de haleur, facilitant le passage, fonction aussi de récréation, libératoire imaginaire, écran comme surface de projection, de symbolisation, une autre de rassemblement, de déplacement, socialisante et d'échanges. A méditer !

*ACCES : Association culturelle contre les exclusions et les ségrégations

--------------------- L'Info du Blog' ----------------------------------
A consulter : La revue des enseignants de français, de la maternelle à l’université Le Français aujourd'hui a publié : ENSEIGNER LA LITTÉRATURE DE JEUNESSE, Hors-série, Ed. Armand Colin, 2008. "La mise en perspective historique, les propositions didactiques, l’analyse critique d’oeuvres ici proposées offrent un parcours utile pour une bonne compréhension du statut actuel de la littérature de jeunesse", compter tout de même 20€ pour cet ouvrage.
----------------------- ----------------------------
Le programme des formations "littérature jeunesse" de l'Institut international Charles Perrault 2009 est en ligne sur : http://www.institutperrault.org/pdf/formation_iicp_programme2009.pdf

11 févr. 2009

Une vie après la mort peut être


Ninette de Franck Prévost et Stéphane Girel (pour les illustrations), Ed. Grandir, Nîmes, 2004.

"Ninette" est une grand-mère bavarde qui conte son temps à son petit-fils grandissant. Une autre époque que celle de Ninette... mais arrive l'inéluctable fin de l'histoire, autant de souvenirs complices...

dès 6/7 ans.

10 févr. 2009

Tout est blanc, tout est calme...un livre de saison


C'était l'hiver d'Aoi Huber-Kono, 
Ed. Panama, 2005

Album à découvrir dès 2 ans. 

Paru en 1972, par la maison italienne Corraini (un éditeur présenté sur ce blog en 2007 à travers l'oeuvre de Bruno Munari), il s'agit d'un livre au style épuré, aux images minimalistes et au texte poétique, fort agréable à parcourir également par la texture épaisse de son papier ;-) dans un camaïeu de blanc et de gris.

Conte soufi du Soudan

Le meilleur ami du fils du Sultan par Hassan Musa, Editions Grandir, Orange, 1998. A partir de 7 ans.

Le petit dernier de la trilogie des "contes soufis du Soudan" après L'Homme caché (tome 2) et Inchallah (tome 1).

Un format carré tout en sagesse sur dessins calligraphiques noirs et blancs, une histoire qui nous entraîne dans les dédales de l'amitié sous l'oeil vigoureux des aînés. "En ce temps-là (...) le meilleur ami (du Sultan) devenait Vizir"...

Artiste-peintre et docteur en histoire de l'art, Hassan Musa né au Soudan en 1951, travaille et vit en France depuis 1982, il a participé à l’exposition «Illustrateurs Arabes de Livres pour Enfants» à l’Institut du Monde Arabe (Paris), en 2003, présentée sur ce blog.

6 févr. 2009

Toujours croire en ses rêves, une invitation d'H. de Fougerolles


Lune-Milla Rose et le champignon magique, d'Hélène de Fougerolles, 
Marion Duval (ill.), Nathan, 2008. Dès 3 ans.
Alors comme ça, il suffirait de croquer un bout de champignon magique pour voir tous ses rêves s'exaucer ? Non, les rêves ne peuvent se réaliser si vite et si facilement ! refuse Lune-Milla Rose. Elle convainc alors son compagnon, Basile le cochon, de cacher ce trésor où les malintentionnés ne pourront le trouver facilement : pas au fond des océans, ni profond dans la terre, ni très haut dans l'espace, mais au fond de chacun, en distribuant à tous des petits bouts de champignons. Morale de l'histoire : les rêves peuvent tous se réaliser, il suffit de savoir puiser les ressources au fond de soi.

La comédienne française née Hélène Christine Rigoine de Fougerolles en 1973, a écrit son et ce premier conte pour sa fille, "Shana" de 5 ans et demi, est-ce le début d'une longue histoire? avec ou sans suite, c'est à voir.

5 févr. 2009

Livres pour enfants dans le monde arabe

(de Youssef Abdelké)
Ayant pour base l'exposition et l'ouvrage Illustrateurs arabes de livres pour enfants, Institut du Monde Arabe, Paris, 2003, je ne peux vous présenter qu'une dimension limitée du sujet.


Globalement, l’histoire arabe est liée aux arts du livre (reliure, conception graphique…). L’impression des premiers livres arabes eut lieu en 1524, en Italie ! Les premières presses furent instalées au Proche-Orient au 16e/ 17e siècle. C’est sous le gouvernement de Muhammad Ali, en 1822, que les Egyptiens connurent véritablement l’imprimerie par la création des presses de Boulaq. Cinquante ans après, la première revue arabe traduite sous le nom Le Jardin des écoles, vit le jour sans dessins, ce qui changera par la suite.

En 1912, les premiers livres pour enfants furent publiés par la maison d’édition Dâr al-Maarif (Chers chatons, Zouzou et Foufou, Chez les paysans, La fille rouge). En 1923, paraissait une revue illustrée pour enfants intitulée Al-Awlâd (Les enfants) en même temps, des livres scolaires de qualité séduisaient de plus en plus le jeune lecteur, notamment La lecture raisonnée diffusée dans les écoles publiques. En 1946, année de flambée nationaliste pour l’indépendance des pays arabes et contre les puissances coloniales, Dâr al-Maarif fit paraître les premiers livres illustrés de Hussein Bikar (1913-2002), dessinateur arabe académique : Ali Baba, Abou Sir, Abou Qir, Shah Chosroès. Ainsi les livres pour enfants prirent-ils le parti d’un art « oriental », beau et idéaliste. En 1952, la même maison d’édition fit donc paraître la fameuse revue avant-gardiste Sindbad, hebdomadaire en couleurs dont le rédacteur en chef était Muhammad Said al-Iryân où la plupart des pages étaient dessinées par Bikar. D'après le directeur de l’IMA, Nasser El Ansary, l’histoire des livres illustrés pour enfants dans le monde arabe date du 19e siècle, elle débute à l'arrivée de ce magazine, Sindbad, lancé au Caire. Son influence allait se perpétuer sur plusieurs générations.




Pour la nouvelle génération, l’occasion de se réaliser se présenta dans les années 1970 avec la fondation, à Beyrouth (Liban) de Bâr el-Fata al-arabî, la première maison d’édition arabe consacrée exclusivement aux livres pour enfants. Dans la foulée, dans plusieurs pays arabes, émergèrent de nouveaux illustrateurs. En ces temps, tout était donc marqué par l’innovation. Quelques-uns travaillèrent avec constance à rejeter les enseignements académiques occidentaux reçus au cours de leurs études, cherchant à restituer avec bonheur le sentiment de liberté. Il y a également chez ses illustrateurs un refus d’imitation des aspects extérieurs et des méthodes formelles utilisés par les arts visuels folkloriques ; une prise de conscience donc. D’autres œuvres représentent une ouverture vers la culture mondiale, également vers les écoles d’Europe ; ces artistes ayant participé à des expositions internationales ou résidant à l’étranger en tant qu’immigrés provisoires ou permanents.
Les artistes :
- Youssef Abdelké, Syrien vit à Paris
- Mohammed Abla, Egyptien, domicilié au Caire
- Fadi Adila, Syrien de Damas
- Loujaïna Al-Assil, Syrien de Damas
- Shadia Alem, Saoudienne vit à Djeddah
- Fuad Al-Futaih, Yéménite, habite à Sanaa
- Hassaan Ali Ahmed, Soudanais, vit au Caire
- Hala Almahayni, Syrien de Damas
- Mohamad-Saïd Baalbaki, Libanais, vit à Berlin
- Salah Bissar, né et vit au Caire
- Anna Boghiguian, née et vit au Caire
- Hamsi Boubeker, Algérien, habite à Bruxelles
- Ihab Chaker, Egyptien du Caire
- Amar Salman Dawod, Irakien, vit en Suède
- Nedim El-Koufi, Irakien, vit en Hollande
- Mohieddine Ellabbad, né et vit au Caire
- Salah El Mur, Soudanais de Khartoum
- Ahmed Hajeri, Tunisien, habite Paris
- Burhan Karkutli, Syrien vit en Allemagne (dessin ci-dessous)
- Raouf Karray, Tunisien de Sfax
- Kamel Khelif, Algérien, vit à Marseille
- Nacer Khemir, Tunisien, habite Paris et Korba (Tunisie)
- Seifeddine Laouta, Soudanais, vit aux Emirats arabes unis
- Ali Mandalawi, Irakien, vit à Londres
- Hassan Musa, Soudanais, habite en France
- Nazir Naba'a, Syrien de Damas
- Samir Salamah, Palestinien, vit en France
- Adel Siwi, Egyptien, au Caire
- Vladimir Tamari, Palestien né à Jérusalem, vit à Tokyo
- Hassan Zahreddine, Libanais, habite Montréal


En lien à lire : Ali au pays des merveilles (par Christophe Ayad, 2001), 
en 1 clic sur le titre !

4 févr. 2009

Voyage en terre dévastée


"Voyage en terre dévastée", c'est le titre qu'on pourrait donner à cet album : La bibliothécaire de Bassora. Une histoire vraie, écrit et illustré par Jeanette Winter, Ed. Gallimard jeunesse, 2005. 
A partir de 6/7 ans.

Un sujet double, d'abord la guerre en Irak ensuite, la sauvegarde du patrimoine d'un pays en temps de conflits armés. Alia Muhammad Baker, bibliothécaire de Bassora, est terrifiée. Que vont devenir tous les livres de la bibliothèque?

Pour l'enfant lecteur, c'est aussi l'occasion de découvrir un métier, un petit bout de culture (arabe), de prendre conscience de l'importance des biens culturels et plus spécifiquement de la valeur des livres.


"Dans le Coran, la première chose que Dieu a dite 
à Mahomet, c'était Lis." 

d'après Alia Muhammad Baker, dans le New York Times du 27 juillet 2003.

3 févr. 2009

Le retour du vieil insecte gratouilleur









Va-t'en vilaine bébête ! Ed Emberley, Editions Kaléidoscope, 2008.

 traduit de l'américain par Elisabeth Duval

C'est l'histoire d'une vilaine et grosse bête qui s'amuse à terroriser les bébés pucerons, à la fin un énorme "splatch" fera bien rire petits et grands... Les enfants âgés de 1/3 ans adorent, ce livre est une valeur sûre, pour un bon moment à passer en famille. Un album vraiment très proche de Va-t-en grand monstre vert ! (1996) autant par le format que par l'histoire ; du même auteur.
Visitez sans plus attendre le site de l'auteur en cliquant directement sur le titre de ce message !

ED EMBERLEY est un artiste américain, né en 1931. Son style est particulier, très enfantin, il utilise sans modération les couleurs vives, les formes géométriques (carré, rond, triangle...) et le fond de page noir... idéal pour les premières lectures de bébé.

2 févr. 2009

L'incontournable Alain Le Saux & Co.



Papa pousse, aux éditions L'Ecole des Loisirs, décliné sous toutes ses formes en Papa roi, Papa se rase, Papa dort... même version avec La maîtresse (Ed. Rivages)... Maman m'a dit que... (Ed. Rivages)... sur fond rouge ou jaune, avec de gros caractères d'imprimerie noirs, impossible de passer à côté en crèche, à l'école comme en bibliothèque !



Si vous avez aimé les ouvrages d'A. Le Saux, dans le même style, Anthony Browne - présenté sur ce blog en 2008 - développe des albums peut-être plus élaborés intitulés Mon papa, Ma maman (Kaléidoscope)...des personnages toujours formidables et talentueux, autour de sujets sur l'amour, le rapport à l'autre, à soi, les relations parents/ enfants.


Enfin, si vous cherchez spécifiquement des livres sur les papas, je conseille :

- 36 papas de Jean-Luc Englebert, Ed. Pastel, 2002 (à partir de 5 ans).
Un papa mal rasé, fatigué qui n'a pas envie de jouer, accompagné de sa fille Lola qui n'a de cesse de ré-inventer son papa super-héros !


- Pour les plus jeunes : P comme papa, d'Isabelle Martins, Editions Sarbacane, 2007.

Pour des "papa portemanteau", "papa fauteuil", "papa cachette"...bon pour son graphisme par des silhouettes caricaturales, son papier, de belles couleurs.

Du cirque à la loupe


Pop-up Circus de Lionel Koechlin, 
Gallimard Jeunesse, 2008. A partir de 2 ans.

L'album nous plonge dans l'univers du cirque avec ses clowns, ses équilibristes et magiciens. Coloré il est simple d'utilisation.

Lionel Koechlin a également publié un certain nombre de livres rigolos sur l'alphabet.